50-60 : les années nîmoises

Fils de chaine : je nais dans une famille où toutes les femmes cousent pour l’intime, les hommes ont été tailleurs. J'apprends à broder tricoter crocheter. Je ne lis que des mythes.

Grand-père herboriste, grand-mère sage-femme puis vendeuse de gaines  et culottes.

Mon institutrice conforte mon goût de la lecture à voix haute, me fait écouter ma voix enregistrée, j'aime Victor Hugo.

Je vais au conservatoire. J'écris je tiens des carnets.

Avec un camarade de lycée je découvre le surréalisme et le cinéma d’art et essai.

 

 70 : Montpellier les années lumière

 

Fils de trame : des amitiés miraculeuses, la  littérature médiévale et Borborygmes, Entailles, Textuerre, création de revues poétiques.

Je rencontre des peintres, insère dentelle et trame de tissus dans les gravures.

J'écris, j'aime Bernard Noël et Cendrars, je lis la langue ancienne dans le texte.

Eblouissements devant les nymphéas de Monet, le Canal Grande à Venise et les gouttes de sang sur la neige de Perceval.

 

 80 : les années d’exil

 

Le mé-tissage commence.

J'enseigne et décide d’enseigner comme un art.

J'écris et écoute la vie ; mon chef d’œuvre, Matias, né à La Rochelle.

J'apprends la calligraphie latine avec Claude Médiavilla.

 

 90 : découverte de l’oralité

 

Je milite contre l’illettrisme, tombe dans la marmite du conte et raconte les mythes.

Dans les ateliers d’écriture, je découvre que je peux inventer des histoires.

J'apprends la mort. Je lis Abdulah Sidran, Valérie Rouzeau et Abdellatif Lââbi.

La lecture des journaux m' inspire le recueil poétique Un été silex, après l’assassinat de Tahar Djaout

 

 2000 : les années festival

 

L’oralité me prend toute entière, je me forme.

Je lis  Pascal Commère, Jean-Pascal Dubost,Guillevic et Hamid Tibouchi.

Membre fondateur des « Amuse-Gueules conteurs », je participe à la création du festival Au fil des contes (devenu Sur Parole) sur La Rochelle et CDA.

J'écris le spectacle  Des cailloux dans le ciel : le mythe de Io, lu et relu dans l’enfance, me permet de parler des femmes sur les chemins de la guerre (festival "Empreintes de femmes")

Je rencontre au festival des Lapidiales le sculpteur maori Paora  Toi Te Rangiuaia avec qui se noue un lien très fort autour de la mythologie.

Avec Laurence Guienne, je crée 1,2,3 , Petits métrages sur le vêtement et le tissage. Avec Nina Gomez, je conte en duo des histoires licencieuses et noue une complicité poétique.

Je lis à voix haute de plus en plus souvent et ma bibliothèque s'agrandit. Je découvre Sophie Loizeau.

 

 2010 : les années tissage

 

Lectures musicales en trio (Mozik), écriture à quatre mains d’une biographie fictive (Dhuoda ou la consolation de l’écriture), mythologie maori et transcription à plusieurs mains d’une traduction manuscrite du XIX° ( A l’ombre d’Hine-nui-te-po ), plongée dans Les Mille et une nuits avec la plasticienne Hélène Lamarche, histoires d’étoiles, récriture orale d’un conte inuit à plusieurs voix(Femme plurielle ), création en solo de Aubes Océanes pour l’exposition Pacifique 37-39, fidélité aux partenaires de scène …et participation au comité de lecture de la jeune revue poétique « Le Porte-Voix » (Mots nomades production)…

…..je remets 100 fois sur le métier écrire, dire, lire, conter pour porter une parole vivante, une parole debout.

 

 

 

 

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